Les résultats du sommet de Cancún

Bolivia

 Après deux semaines de dures négociations, la Conférence de Cancún a livré ses résultats : un nombre important et équilibré de décisions a été pris, qui préparent le chemin vers un accord général et des instruments juridiquement contraignants pour les actions de lutte contre les changements climatiques au delà de 2012.

 

Les éléments les plus importants de cet ensemble de mesure sont les suivants :

  • La reconnaissance - pour la première fois dans un document des Nations unies - que le réchauffement global doit être maintenu sous la barre des 2°C en comparaison avec les températures de l'ère pré-industrielle, et l'établissement de la date à partir de laquelle les émissions globales de gaz à effet de serre devront culminer et les réductions de ces mêmes émissions à l'horizon 2050 ;
  • Les promesses de maîtrise des émissions des pays industrialisés et des pays en développement doivent être inclues dans le système des Nations unies et des moyens seront définis pour les clarifier ;
  • L'accord de lancer un renforcement de la transparence des actions de réduction ou de limitations des émissions de telle sorte que les progrès globaux soient suivis de façon plus efficace ;
  • la confirmation de l'objectif pour les pays industrialisés de mobiliser 100 milliards de dollars dans un fonds climat pour les pays en développement sur base annuelle d'ici 2020 et l'établissement d'un Fonds vert climatique (Climate Green Fund) par où transiteront les fonds collectés ;
  • L'accord sur un cadre de Cancún pour l'adaptation de renforcer les actions d'adaptations aux changements climatiques ;
  • Le lancement d'un mécanisme appelé REDD+ permettant les actions de réduction des émission dues à la déforestation, la dégradation des forêts dans les pays en développement ;
  • L'accord d'envisager la mise en place de nouveaux mécanismes de marché du carbone au delà de l'actuelle approche orientée sur les projets ;
  • L'établissement d'un mécanisme pour les technologies, incluant un Comité exécutif des Technologies et d'un ensemble de Centre et de Réseau de technologies du Climat, pour permettre d'améliorer le développement et le transfert de technologies ;
  • L'établissement d'un processus clair de révision de la correspondance entre l'objectif de maintenir le réchauffement global sous 2°C, tout en permettant de considérer un objectif de 1,5°C, à conclure en 2015 ;
  • L'extension des travaux des groupes de travail ad hoc (Ad Hoc Working Groups) sous la Convention Cadre des Nations unies contre les Changements climatiques et le Protocole de Kyoto pour un an supplémentaire tout en laissant l'option du cadre légal ouverte aux résultats d'autres négociations ultérieures.

Tous les négociateurs sont d'accords pour dire que le Mexique, pays d'accueil et Président de la Conférence climat, a déployé beaucoup d'efforts pour conduire les débats des deux semaines de façon très transparente et en gardant toutes les Parties prenantes dans la discussion. Cette approche a certainement permis d'aboutir positivement et d'éviter les conflits procéduriers. La République Plurinationale de Bolivie aura été le seul pays à faire des remarques sur cette façon de procéder.