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La Belgique mobilise la communauté internationale sur les enjeux partagés du climat et des océans

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Organisée le 19 février 2019 par le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement, à l’initiative des ministres Marie Christine Marghem et Philippe De Backer, la conférence "Climate Change and Oceans Preservation" avait les honneurs du Prince Albert II de Monaco et du Premier ministre Charles Michel. Elle accueillait plus de 500 invités venus de Belgique et du monde entier. Il s'agissait du premier événement de ce niveau de l'"Ocean Pathway", un processus dont l’objectif est d’inscrire la protection des océans à l’agenda formel des négociations climatiques.


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De gauche à droite : Charles Michel, le Prince Albert II de Monaco, Marie Christine Marghem et Philippe De Backer 


De nombreux invités éminents - ministres, scientifiques, PDG et hauts fonctionnaires d'organisations internationales (CCNUCC, UNESCO, OMI, institutions européennes) - étaient venus débattre, au Palais d’Egmont à Bruxelles, des conséquences du changement climatique sur la biodiversité marine, des risques que fait peser le transport maritime en matière d'émissions, mais aussi du potentiel qu'offre la production énergétique offshore.

L’élément marquant de la journée a été la signature de la Déclaration "Climate Change and Oceans Preservation" par Marie Christine Marghem, Philippe De Backer, Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État et ministre de la Transition écologique et solidaire, et plusieurs autres ministres de l’Environnement.


CliChaOcePre_photo-declaration.pngLa Déclaration :

  • confirme le lien entre les océans et le changement climatique ;
  • souligne l'importance de l'information scientifique (IPBES et IPCC) ;
  • reconnaît l'importance d'actions conjointes sur les océans, le climat et la biodiversité ;
  • demande la poursuite de l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant pour la biodiversité en haute mer (sous UNCLOS) ;
  • encourage toutes les Parties à l'Accord de Paris à élaborer des contributions déterminées au niveau national (CDN) ;
  • appelle à un large déploiement des énergies renouvelables issues de l'océan (y compris les vagues, les marées et les courants) et à une bonne planification de l'espace marin ;
  • appelle à des réductions rapides et ambitieuses des émissions dans le transport maritime international.

CliChaOcePre_photo-signature-300px.pngMi-mars 2019, la déclaration a déjà recueilli un soutien de  32 signataires :

  • Europe : Belgique, France, Royaume-Uni, Suède, Portugal, Norvège, Islande, Monaco
  • Afrique : Gabon, Côte d'Ivoire, Maroc, Cap-Vert, Seychelles
  • Amérique : Chili, Pérou, République dominicaine, Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines
  • Asie : Tadjikistan
  • Océanie : Iles Marshall
  • Organisations internationales : BEI (Banque européenne d’investissement), Future Ocean Alliance, Wind Europe, Ocean Energy Europe, Air Centre, Natural Resources Defense Council (NRDC), Global Ocean Trust, RBSA et VLIZ (Institut flamand de la mer).

Cette conférence, qui contribue aux objectifs du développement durable, en particulier celui de l’action climatique (SDG 13) et celui de vie aquatique (SDG 14), constitue une étape décisive par la prise en compte conjointe du climat et des océans dans les agendas officiels des forums internationaux, en particulier dès la COP25.


Plus d’informations :

 

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