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Le financement climatique privé belge dans les pays en développement

private-climate-finance-report.jpgLe Service fédéral Changements climatiques vient de publier les résultats d’une étude pilote analysant les flux de financements climatiques privés mobilisés par la Belgique dans les pays en voie de développement.

Dans le cadre des négociations climatiques internationales, les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser à partir de 2020 un montant de 100 milliards de dollars par an afin de favoriser la mise en place de politiques climatiques dans les pays en développement, et ce au moins jusqu’en 2025. Cet engagement peut être rempli en recourant à un large éventail de sources (publiques et privées, bilatérales et multilatérales, y compris des sources de financement alternatives).

Après avoir initié, en 2012, une étude analysant la contribution équitable belge à l’objectif des 100 milliards de dollars par le biais de sources publiques, le Service Changements Climatiques du Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement publie aujourd’hui une nouvelle étude pilote visant à faire la lumière sur la mobilisation de flux de financements privés par des actions publiques belges dans les pays en voie de développement.

L’objectif de cette étude pilote est triple :

  1. Esquisser et comprendre le paysage des acteurs belges impliqués dans cette mobilisation ;
  2. Elaborer - sur base de travaux menés dans le cadre de l’OCDE - une méthodologie de suivi et de rapportage de ces flux de financement ;
  3. Collecter et analyser les leçons apprises au cours de cet exercice, afin d’informer le processus de prise de décision en Belgique et à l’étranger.

L’étude a entre autres permis…

  • d’identifier plusieurs obstacles à surmonter afin de mettre en œuvre, dans les années à venir, un système de suivi et de rapportage des flux de financements privés mobilisés par la Belgique dans les pays en voie de développement.
  • de mettre en évidence plusieurs leçons importantes, telles que l’impact significatif que certains choix méthodologiques peuvent avoir sur le résultat final et l’importance (malgré la complexité  d’estimer précisément leur impact) des activités de renforcement des capacités et d’assistance technique pour construire un environnement propice à l’investissement privé dans les pays en développement.
  • d’identifier € 36,99 millions de financement public belge ayant mobilisé € 18,22 millions de financement privé dans les pays en développement sur la période 2013-2014.

Au-delà des chiffres, cette étude donne un message fort en faveur de la transparence et de la convergence des méthodologies de suivi et de rapportage de ces flux de financement privé.

 

Plus d’informations

-       les résultats de l'étude (en anglais, pdf, 2,1 Mb)

-      le site du collaboratif de recherche dans lequel s’inscrit cette étude pilote