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Niveaux records de gaz à effet de serre dans l'atmosphère

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Le nouveau rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale (WMO’s annual Greenhouse Gas Bulletin) fournit de nouveaux chiffres – alarmants – concernant les concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, qui mènent à un réchauffement du climat.

Le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, est très clair dans ses conclusions : “Nous savons avec certitude que le climat sur terre change et que les conditions météorologiques deviennent de plus en plus extrêmes, et que ces phénomènes s’expliquent par des activités humaines, notamment la combustions des énergies fossiles. Les émissions de CO2 – dans le passé, à l’heure actuelle et dans le futur – auront un effet cumulatif, tant sur le réchauffement de la planète que sur l’acidification des océans. Les lois physiques ne sont pas négociables.“

Et les implications politiques de ce rapport sont aussi claires : “Ce rapport fournit une base scientifique pour la politique climatique. Nous avons urgemment besoin d’une action internationale concertée. La connaissance est présente et les instruments existent pour essayer de limiter l’augmentation de la température à 2°C. Plaider l’ignorance ne peut plus être une excuse pour ne pas entamer des actions.”

En substance, le bulletin de l’OMM arrive, entre autres, aux constations suivantes :

  • en 2013, la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic, qui est principalement dû à la hausse de la concentration en CO2
  • le forçage radiatif associé à ces GES a augmenté de 34% entre 1990 et 2013, en raison des GES à longue durée de vie comme le CO2, le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), dont les concentration ont respectivement atteint 142%, 253% et 121% du niveau pré-industriel (1750)
  • le taux d'accroissement du CO2 entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013
  • l'absorption d’environ ¼ des émissions de CO2 par les océans entraîne son acidification, à un rythme sans précédent depuis au moins 300 millions d'années ; le processus d'acidification continuera de s'accélérer au moins jusqu'au milieu du siècle
  • la concentration atmosphérique de méthane (CH4) a atteint un nouveau pic en 2013 en raison de l'accroissement des émissions anthropiques

 

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