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La croissance économique et la lutte contre le réchauffement climatique vont de pair

Présenté aux Nations Unies ce mardi 16 septembre 2014, un nouveau rapport majeur intitulé « Une meilleure croissance pour un meilleur climat » réalisé par la Commission Mondiale sur le Climat et l’Economie  regroupant 24 personnalités de haut niveau issues du monde politique, de l’industrie et de la finance indique qu’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre est compatible avec la poursuite de la compétitivité, de l’emploi et la réduction de la pauvreté.

Une semaine à peine avant l'important sommet sur le climat convoqué à New-York par le Secrétaire Général des Nations Unies, Mr. Ban Ki-Moon, ce rapport souligne que :

  • les importants investissements que nous allons devoir réaliser dans les 15 prochaines années dans nos infrastructures urbaines, agricoles et énergétiques sont porteurs d’extraordinaires opportunités pour rediriger nos sociétés vers un mode de fonctionnement bas-carbone. Celui-ci est source de multiples bénéfices dans le domaine de l'emploi, de la santé, de la productivité et de la qualité de vie en général.
  • les décisions que nous prendrons au cours des prochaines années détermineront le futur de notre économie et de notre climat, et que continuer dans la voie de sociétés à haute intensité en carbone fait peser des risques sévères sur notre prospérité à long terme.

Le message qu'envoie ce rapport est très clair : nous n'avons pas à choisir entre croissance économique et lutte contre les changements climatiques, les deux vont de pair.

Il sera par ailleurs aussi présenté lors du Sommet Climat de New York le 23 septembre, auquel le premier Ministre Di Rupo représentera la Belgique.

Cette étude a non seulement impliqué une pléthore d'institutions internationales telles que la Banque Mondiale, l'Agence Internationale pour l'Energie ou l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mais aussi des personnalités de très haut niveau issues du monde politique, du secteur privé, de la finance et de l’économie.

Réalisé par des centres de recherches issus des quatre coins du monde, ce rapport a en outre été supervisé par un panel d’économistes de dimension internationale, supervisé par Lord Nicholas Stern, ancien « Chief Economist » de la Banque mondiale et auteur, en 2006 déjà, d’un important rapport sur l’impact économique des changements climatiques et la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre. En son temps déjà, ce travail pionnier avait souligné que les bénéfices économiques liés aux mesures rapides et ambitieuses pour lutter contre le changement climatique dépassaient leur coût.

En Belgique aussi, la transition vers une économie qui émettra 80 à 95% d’émissions de gaz à effet de serre en moins d’ici 2050 par rapport à 1990, comme l’ambitionne le gouvernement fédéral, est à l’étude.

Afin de préparer le terrain, le Service fédéral Changements climatiques a lancé, en 2012, un projet intitulé « Une Belgique bas carbone à l’horizon 2050 »  en consultation approfondie avec plus d’une centaine d’experts et de stakeholders de tous les secteurs économiques concernés.  Comme le démontrent les premiers résultats de ce projet une telle transition est possible dans notre pays, bien qu'elle constitue un défi majeur et nécessite d'importants investissements et changements de comportement. Ces travaux sont actuellement en train d’être approfondis par une analyse des impacts  sur l’emploi et la compétitivité d’une transition bas carbone.

 

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