Historique des émissions de gaz à effet de serre

En 2018, les émissions totales de gaz à effet de serre (hors secteur LULUCF¹ - secteur de l'utilisation des terres et des forêts) en Belgique se sont élevées à 118,5 Mt éq. CO2², ce qui constitue une baisse de 19,1 % par rapport à 1990, ou de 20,2 % par rapport aux émissions de GES de l’année de référence³.  Toutefois, pour la 4e année consécutive, on constate une stagnation des émissions nationales, faisant suite à la baisse quasi continue observée entre 2004 à 2014. De 2017 à 2018, on constate une légère augmentation (0,38 %).

Dans le cadre de la préparation de l’inventaire annuel (déclaration 2020), des ajustements méthodologiques ont été opérés, concernant principalement des émissions industrielles de gaz fluorés, qui ont mené à une réestimation des émissions de gaz à effet de serre pour les années 2005 à 2017. Ces ajustements ont entraîné une révision à la hausse de l’estimation des émissions nationales pour l’ensemble de cette période (pour l’année 2017, on constate une augmentation de 3 % par rapport à l’estimation réalisée lors de l’inventaire précédent).

trends2020-03_FR.png

En 2018, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), étroitement liées à la consommation énergétique (celle-ci étant fortement influencée par les conditions climatiques) ont :

  • augmenté de 0,76 % par rapport à 2017 ;
  • diminué de 16,7 % par rapport à 1990.

Notes

¹Secteur LULUCF (Land Use, Land-Use Change, and Forestry) : émissions et absorptions liées à l’utilisation des terres, au changement d’affectation de terre (par exemple, des prairies qui deviennent des terres cultivables) et la foresterie. S’abrège également en UTCATF en français pour "Utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie".

²Le total des émissions est de 117,4 Mt éq. CO2 en incluant les émissions du secteur LULUCF. Il est de 118,8 Mt éq. CO2 en incluant les émissions liées à la différence entre afforestation/reforestation et déforestation (article 3.3 du Protocole de Kyoto). La Belgique a choisi de ne pas inclure dans sa comptabilité les émissions en lien avec la gestion des prairies et des terres cultivables (article 3.4 du Protocole de Kyoto).

³Le niveau de référence (100) se réfère au niveau des émissions de gaz à effet de serre calculé pour "l’année de référence" dans le contexte du Protocole de Kyoto, à savoir l'année 1990 pour le niveau des émissions de CO2, CH4 et N2O, et l’année 1995 pour le niveau des émissions de gaz fluorés (HFC, PFC, SF6 et NF3) (le choix de l’année 1995 comme référence pour les gaz fluorés est autorisé par le Protocole de Kyoto). Il est de 147,81109 Mt éq. CO2 pour la 2e période d’engagement sous le Protocole de Kyoto.