La contribution des différents gaz à effet de serre aux émissions totales et leur évolution

Le principal gaz à effet de serre en Belgique est le dioxyde de carbone (CO2), qui représentait 84,6 % des émissions totales de GES en 2018. Le méthane (CH4) représente 6,6 %, l’oxyde nitreux (N2O) 4,8 %, et les gaz fluorés 4,0 %. On constate une tendance générale à la baisse pour chacun de ces gaz : les émissions de CO2 ont diminué de 16,7 % par rapport à 1990, tandis que celles du CH4, du N2O et des gaz fluorés ont chuté respectivement de 35,7 %, 43,4 % et 15,3 % durant la même période.

Répartition des gaz à effet de serre : année 2018 (déclaration 2020)

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L’évolution des émissions des différents GES entre 1990 et 2018 (tableau ci-dessous) témoigne d’une augmentation significative des émissions de CO2 jusqu’en 2004 avant d’amorcer une diminution. Les émissions des autres gaz à effet de serre sont également toutes en baisse (sauf celles des HFC, mais il faut surtout y voir leur substitution aux CFC, gaz destructeurs de la couche d’ozone, désormais interdits).

 

Emissions et absorptions de gaz à effet de serre en Belgique (1990-2018)
en kilotonnes équivalents CO2

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Évaluation par gaz : 

  • le dioxyde de carbone (CO2) enregistre une diminution de 16,7 % par rapport à 1990 ; sa contribution aux émissions totales de GES s’élève à 84,6 % en 2018.

  • le méthane (CH4) présente une diminution de 35,7 % par rapport à 1990, principalement du fait de la diminution de la mise en décharges des déchets. L’agriculture (élevage et utilisation des engrais), autre source d’émissions de méthane, a également contribué à cette diminution.

  • l’oxyde nitreux (N2O) a vu ses émissions baisser de 43,4 % par rapport à 1990. Ce gaz, généré par l’industrie chimique, l’agriculture, ainsi que les transports routiers et le chauffage des bâtiments, représentait en 2018 4,8 % des émissions totales de GES.

  • les gaz fluorés ont connu une baisse de 15,3 % par rapport à 1995 (année de référence pour ces gaz), notamment suite à la mise en place d’une incinération des fumées dans une installation importante. Ces gaz, utilisés pour toute une série d’application dont la réfrigération/climatisation et la fabrication de mousses, ne représentent plus que 4,0 % des émissions de GES en 2018, mais les émissions de certains d’entre eux, les HFC, augmentent depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Montréal, qui interdit d’autres gaz aux propriétés similaires.