Qualité des carburants et biocarburants

 

La directive européenne « Qualité des carburants » réglemente la qualité des carburants utilisés dans les transports. Elle contient, outre des dispositions sur les polluants atmosphériques, des dispositions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées.

Ainsi, la directive impose aux fournisseurs de réduire de 6 %, d’ici à 2020, l’intensité des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie des carburants utilisés dans les véhicules (diesel, essence, biocarburants,…).

La majeure partie de cette réduction devrait être obtenue par l’ajout de biocarburants aux carburants fossiles. Pour garantir la durabilité de ces biocarburants, la directive définit des critères de durabilité identiques à ceux figurant dans la directive « Énergies renouvelables ». Ces critères concernent l’intensité des émissions de CO2, le respect de la biodiversité et l’affectation des sols.

Les dispositions relatives aux biocarburants contenues dans cette directive font actuellement l’objet d’une révision. Dans ce cadre, le débat politique porte sur l’affectation indirecte des terres causée par les « biocarburants conventionnels » (dits ‘de première génération’[1]) et sur la problématique de la durabilité des « biocarburants avancés » (dits ‘de deuxième génération’[2]).

 



[1] Les biocarburants conventionnels ( dits de « première génération ») sont produits à partir de cultures vivrières contenant de l'amidon, du sucre ou de l'huile (par exemple, maïs, blé, betterave, canne à sucre, colza, palmier à huile).

 

[2] Les biocarburant avancés (dits de « deuxième génération ») utilisent les plantes non alimentaires ou les parties non comestibles des plantes alimentaires (par exemple, les cultures énergétiques telles que le saule, les copeaux de bois ou la paille), les graisses (par exemple, huile de friture usagée, graisses animales) ou les déchets organiques.