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Conférence internationale d’Enabel sur le changement climatique dans les villes africaines

Les 9 et 10 octobre 2018, Enabel, l’Agence belge de développement a organisé à Bruxelles une conférence internationale consacrée au changement climatique dans les villes africaines, en collaboration avec le service Changements climatiques du SPF Santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement, la Direction générale Coopération au développement et la Région de Bruxelles-Capitale.


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« Le rapport sur le climat publié hier (le 8 octobre) par le groupe d’experts des Nations unies sur le climat (GIEC) constitue un avertissement lancé à l’échelon planétaire et met chacun d’entre nous face à ses responsabilités. » C’est par ces mots que Marie Christine Marghem, ministre de l’Énergie, de l’environnement et du développement durable a inauguré la conférence.

Cet événement, qui réunit des experts, des représentants d’agences européennes de développement, de la Commission européenne, d’ONG, d’universités, et de pays partenaires, mais aussi des bourgmestres de villes secondaires, offre une occasion unique aux interlocuteurs de se rencontrer et de partager leurs expériences.

Ils étaient ainsi plus de 170 à venir de toute la Belgique et du reste du monde pour y débattre sur la manière d’intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement déployées dans les villes secondaires, notamment dans les pays partenaires de la Coopération belge au développement.

« Si nous devons certainement nous attaquer au changement climatique chez nous, nous ne pouvons pas non plus oublier les pays les plus pauvres qui en sont encore davantage victimes. » C’est le message partagé par le ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, et le directeur d’Enabel, Jean Van Wetter.


ClimateDays2-500px.jpgVulnérabilité des zones urbaines

« À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines ; en 2050, ce chiffre atteindra quasiment 70 %. Les villes contribuent fortement au changement climatique via l’émission de gaz à effet de serre. Elles sont en même temps particulièrement vulnérables à ses conséquences, comme les vagues de chaleur, les inondations ou les tempêtes violentes. C’est d’autant plus le cas quand elles se situent dans les pays les moins avancés », a précisé Jean Van Wetter.

Les villes secondaires en particulier sont largement tributaires de l’agriculture et des ressources naturelles provenant de l’arrière-pays. L’attention se porte notamment sur la traduction de plans climatiques nationaux en projets locaux, ainsi qu’au développement d’une économie verte et de constructions respectueuses de l’environnement. Les discussions doivent aussi déboucher sur des recommandations pour les nouveaux programmes de coopération avec le Rwanda, le Bénin et la Tanzanie.


100 millions d’euros par an

 « La conférence sur le climat organisée par Enabel vient à point nommé. Non seulement le nouveau rapport du GIEC sur le climat vient d’être publié, mais cette thématique doit aussi s’inscrire dans notre collaboration avec les pays partenaires. Aujourd’hui, notre pays dépense déjà quelques 100 millions d’euros pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique. C’est nécessaire parce que ce sont précisément ces pays qui sont les plus durement touchés, alors que les moyens de se protéger leur font cruellement défaut », a déclaré Alexander De Croo.