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Les droits de l'homme et l'égalité des genres au sommet climatique à Marrakech

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Le 15 novembre 2016, en marge de la COP22 de Marrakech, la Belgique a organisé avec le Chili, le Costa Rica et le Luxembourg, un événement parallèle intitulé “Human Rights and Gender Equality in the Implementation of the Paris Agreement”.

 

Les orateurs et intervenants de cet événement de haut niveau étaient :

  • Marie Christine Marghem - Ministre de l'Énergie, de 'Environnement et du Développement durable (Belgique)
  • Edgar Gutiérrez Espeleta - Ministre de l'Environnement et de l'Énergie du Costa Rica
  • Michelle Bachelet - Présidente du Chili
  • Patricia Espinosa - Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur le climat
  • Mary Robinson - Mary Robinson Foundation/Climate Justice
  • Benjamin Schachter - Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH)
  • Sébastien Duyck - Center for International Environmental Law
  • Miguel Ruiz Cabañas - Secrétaire adjoint aux Affaires multilatérales et aux Droits de l'homme du Mexique
  • Carole Dieschbourg - Ministre de l'Environnement du Grand-Duché de Luxembourg

 

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Pour l’essentiel, les interventions des orateurs de haut niveau peuvent se résumer comme suit:

  • Les droits de l'homme, le genre et les changements climatiques sont des questions incontestablement liées. Une interconnexion que l'Agenda 2030 et l’Accord de Paris reconnaissent également.  Il convient à présent d'assurer une mise en œuvre commune.
  • Le fait d'associer des femmes aux processus décisionnels à tous les niveaux de la société permet une prise en compte des droits de l'homme et des principes liés au genre et contribue à renforcer les pouvoirs publics.
  • En approuvant l’Accord de Paris, tous les pays se sont également engagés à porter l'attention voulue à la justice climatique. La concrétisation de cet engagement devra faire l'objet d'un suivi. On pourra à cet effet s'appuyer sur le futur système de transparence (surveillance et rapports, mis en place dans le cadre de la CCNUCC) et des autres accords internationaux concernés.
  • Il est indispensable d'intégrer les connaissances locales et traditionnelles dans la politique climatique. Cela permet en effet non seulement de rendre la politique plus efficace et inclusive, mais aussi de mieux protéger les groupes les plus vulnérables, y compris les femmes, les enfants et les populations indigènes.
  • Les personnes touchées par les changements climatiques doivent être mieux protégées par la communauté internationale. Des procédures juridiques spécifiques intégrant les droits de l'homme et les principes d'égalité des genres doivent être créées à cet effet. À cet égard, le Lima Work Programme on Gender revêt une importance particulière et les décisions approuvées lors de la COP22 de Marrakech représentent une énorme avancée.
  • Les nations dont la population inclut des peuples indigènes devront fournir un effort supplémentaire pour protéger ces groupes particulièrement vulnérables.
  • Le rôle de la société civile devra être renforcé pour ce qui concerne la surveillance du respect des droits de l'homme et des principes liés au genre.

 

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Cet événement parallèle n'a pu avoir lieu que grâce:

  • au co-sponsoring d'Andorre, de la France, du Guatemala, de l'Irlande, du Mexique, du Pérou et de la Suisse
  • à la collaboration du Center for International Environmental Law, de la Mary Robinson Foundation - Climate Justice, et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme